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Michael O’Leary rêve d’un milliard de passagers sur ses lignes
Dans une interview disponible en ligne sur le portail Skift.com, Michael O’Leary, PDG de Ryanair, a fait preuve de son habituel mordant teinté d’extravagance. Alors qu’on lui demandait quand Ryanair se déciderait enfin à franchir l’Atlantique pour emmener des passagers vers les Etats-Unis, celui-ci a rétorqué: «Sûrement pas ces quatre à cinq prochaines années en tout cas. Nous ne parvenons pas à trouver de flotte long-courrier à prix avantageux». Et pourquoi pas le Dreamliner de Boeing? «Même si Boeing et Airbus sont capables de produire très vite, les compagnies aériennes du Golfe remplissent actuellement tous leurs carnets de commandes. Nous envisageons, ces cinq à dix prochaines années, de faire l’acquisition d’avions court-courriers et de croître très fortement en Europe». A en croire son dirigeant, Ryanair n’aurait d’ailleurs jamais annoncé vouloir traverser l’Atlantique, et si tel devait être le cas, cela se ferait sous une autre bannière.
Autre question: les passagers disposeront-ils un jour du Wi-fi à bord des avions Ryanair? «Nous y travaillons. A l’heure actuelle, les frais de roaming rendent la situation en Europe encore très complexe. Par ailleurs, il ne faut pas sous-estimer les frais générés par le surcroît de poids à bord, qui a un impact direct sur la consommation de kérosène. Nous envisageons de mettre en service une liaison satellite, nettement plus économique puisqu’elle permettrait de réduire ces deux postes de coûts».
Et que pense le dirigeant de Ryanair de la décision prise par certaines compagnies régulières, comme SAS ou KLM, de dégrouper leurs tarifs et de facturer séparément les bagages? «Cela ne nous perturbe nullement. Il serait plus intelligent que ces compagnies baissent leurs prix plutôt que de bricoler toute une gamme de tarifs différents». Lorsqu’on lui demande comment il imagine le développement de Ryanair dans 30 ans, Michael O’Leary répond: «Nous sommes d’ores et déjà la plus importante compagnie aérienne d’Europe, et aucune autre, dans cette même zone, ne propose de tarifs aussi bas. J’espère que nous serons en mesure de décupler notre activité dans les 30 années à venir. Nous transportons aujourd’hui 100 millions de passagers, nous aurons dans 30 ans un milliard de passagers. Il y aura en tout cas le marché pour».