Cruise

Christian Schmitter, directeur général de CroisiEurope et porte-parole de la famille Schmitter, et le père Matthias Brühe, qui a béni et baptisé le MS Elbe Princesse.

Et de 46 pour CroisiEurope!

Didier Walzer

La première compagnie européenne de croisières fluviales vient de baptiser son dernier bateau, le MS Elbe Princesse, à Berlin.

C’est un beau bébé: deux ponts, 95 m de long, 10,5 de large et un tonnage de 700 tonnes à vide. Le MS Elbe Princesse, dernier-né de la flotte de CroisiEurope, a été inauguré jeudi 14 avril, à Berlin (Tegel), son port d’attache. Il va effectuer des croisières de 9 jours entre Berlin et Prague sur l’Elbe et la Moldau, voyages à très haute valeur culturelle ajoutée, ce à partir du mardi 19 avril. Et les cabines font déjà l’objet d’un excellent taux de remplissage jusqu’à fin 2016.

Ce magnifique navire cinq ancres à l’aménagement intérieur très coloré disposant de 39 cabines doubles et d’une single, toutes avec vue extérieure, est le deuxième de la flotte de CroisiEurope à être équipé de roues à aubes, deux en l’occurrence; idem pour les moteurs hydrauliques assurant la propulsion de celles-ci. Sa vitesse: 16 km/h.

Soixante personnes à plein temps ont travaillé à la construction du bateau une année durant.

Pour ses 40 ans d’existence cette année, CroisiEurope dispose désormais de 46 navires.

On notera qu’un autre bateau à roues à aubes est prévu, qui sortira en avril 2018. Toutefois, on ignore, pour l’instant, sur quel fleuve il naviguera.

Pour en revenir au MS Elbe Princesse, il a été baptisé par le père Matthias Brühe, une première pour lui. Pareil pour la marraine, Anke Rehlinger, ministre des Affaires économiques, de l’emploi, de l’énergie et des transports de l’Etat fédéral de la Saare. Elle a relevé l’aspect positif de cette collaboration franco-allemande à une époque où l’Europe est critiquée. «Cette coopération doit être un moteur», a-t-elle souligné.

Le parrain était Philippe Etienne, ambassadeur de France en Allemagne, représenté pour l’occasion par Jean-Claude Tribolet, ministre conseiller.

Plus de 200'000 passagers en 2015

L’an passé, plus de 200'000 croisiéristes ont voyagé avec CroisiEurope. C’est la première fois que cette barre symbolique est franchie. Parmi eux, 50% de repeaters. L’entreprise familiale – la troisième génération des Schmitter intègre progressivement la direction – emploie 1350 collaborateurs en contrat à durée indéterminée.

Malgré l’essor considérable de CroisiEurope, le directeur général et porte-parole de la famille, Christian Schmitter, n’entend pas coter l’entreprise en bourse. «Nous souhaitons nous développer à notre rythme, rester indépendants et, donc, ne pas avoir à subir la pression d’actionnaires. Mais il est vrai que nous avons beaucoup de sollicitations dans le sens d’une entrée en bourse, à plus forte raison à une période où l’argent n’est pas cher.»

(Didier Walzer, Berlin)